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vitamineE-huiletournesolLa vitamine E contenue dans la margarine, le blé et les noisettes est le meilleur antioxydant de nos cellules. Elle permet ainsi de lutter contre le vieillissement de nos organes tout en stimulant notre système immunitaire. Elle participe également au bon fonctionnement de notre vision. Elle doit être apportée à hauteur de 12 mg par jour. En cas d’apports insuffisants, des troubles musculaires et hématologiques peuvent apparaître.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en vitamine E
  8. Conclusion

Définition (1) (2)

Définition de la vitamine E

La vitamine E à température ambiante se retrouve sous la forme d’une huile visqueuse et de couleur jaune pâle. La demi-vie des tocophérols est de l’ordre d’une quinzaine de jours. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 30 mg/jour.

Rôle physiologique (1) (2) (5)

Le mécanisme d’absorption de la vitamine E est mal connu. Pourtant, on sait qu’il se déroule dans la partie moyenne de l’intestin grêle. Cette absorption est incomplète et seule 50% de la vitamine E alimentaire est absorbée. On sait que les tocophérols sont absorbés en même temps que les acides gras sous la forme de micelles. La vitamine E possède différents rôles au niveau de l’organisme :

  • Vieillissement : la vitamine E est le meilleur des antioxydants. Elle neutralise les radicaux libres, protégeant ainsi les membranes de nos cellules et assurant un ralentissement du vieillissement de divers organes : les yeux, la peau, la prostate ainsi que les cartilages. La vitamine E permet également de ralentir l’oxydation des acides gras insaturés participant ainsi au maintien d’un bon état des tissus.
  • Reproduction : la vitamine E serait un élément obligatoire dans le développement des cellules sexuelles. Indispensable pendant la grossesse, elle participe à l’élaboration des tissus chez le fœtus. Elle stimulerait également la fertilité et la fécondité.
  • Vision : la vitamine E assure la protection des yeux et donc de la vision.
  • Système immunitaire : les tocophérols ont des actions anti-infectieuses en stimulant le système de défense de l’organisme. Ils diminuent le mauvais cholestérol (LDL) et empêchent également les dommages dus à l’athérosclérose et aux maladies cardiovasculaires. Ils jouent un rôle dans la formation et le maintien des globules rouges dans le sang.

: allégations santé validées par l'EFSA.

Sources alimentaires et quantités associées (4)

La vitamine E se retrouve principalement dans les produits végétaux : les huiles, les margarines, les germes des céréales en sont les plus riches, de même que les fruits. Certains produits d’origine animale en contiennent en petite quantité, comme les œufs et la matière grasse du lait. Les apports journaliers recommandés sont de 12 mg / jour.

Sources alimentaires et quantités associées de la vitamine E

La vitamine E subit de petites pertes (de l’ordre de 20%) lors de la cuisson des aliments.

Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels (3)

La vitamine E n’est pas une vitamine synthétisée par l’organisme. Elle doit alors être apportée par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine E cités ci-dessus. Les besoins en vitamine E varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine E pour la population française (Afssa 2001).

Apports nutritionnels conseillés en vitamine E

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

 

Etudes portant sur la consommation de la vitamine E

 

On distingue différents groupes à risques de déficience : les jeunes jusqu’à 18 ans, les personnes âgées, les alcooliques, les végétariens ainsi que les personnes diabétiques.

Carences et signes de carences (1) (2) (5)

La carence en vitamine E se manifeste par des signes plus différents les uns que les autres et non caractéristiques :

Signes hématologiques : la première manifestation est une anémie (diminution des globules rouges dans le sang).

Signes musculaires et ophtalmologiques : ces signes apparaissent lorsque la carence dure dans le temps. Une diminution des réflexes ainsi qu’une diminution de la sensibilité ne se manifestent qu’après 12 mois de carence. Une faiblesse musculaire et des troubles de la motricité oculaire sont les symptômes qui font suite. Une rétinite pigmentaire fait également partie des signes de la carence en vitamine E.

La supplémentation en vitamine E

La vitamine E agit principalement sur la peau et le système cardiaque.

Etudes sur la supplémentation en vitamine E

Conclusion

La vitamine E est une vitamine liposoluble non synthétisée par l’organisme. Bien que stockée, elle doit être amenée en quantité suffisante par l’alimentation. La vitamine E a un rôle antioxydant majeur, elle participe également au développement des cellules sexuelles et est indispensable à la bonne formation du fœtus. En stimulant notre système immunitaire, elle nous aide à nous défendre contre les attaques virales ou bactériennes. Lorsqu’elle est en trop faible concentration, des troubles hématologiques, musculaires et ophtalmologiques peuvent apparaître.

Bibliographie

  • (1) Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
  • (2) Le nouveau guide des vitamines de Thierry Souccar et du Dr Jean Paul Curtay
  • (3) Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
  • (4) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL
  • (5) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009