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vitamineD-emmentalLa vitamine D est une des rares vitamines synthétisées par notre organisme. On la retrouve également dans les poissons, les huiles et le beurre. Connue pour sa participation avec le calcium à la formation des os, elle permet également une stimulation du système immunitaire ainsi que du système neuromusculaire. 5μg par jour sont nécessaires afin d’éviter les signes de carence représentés par des douleurs osseuses et musculaires

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en vitamine D
  8. Conclusion

Définition (1) (5)

Définition de la vitamine D

La vitamine D se présente sous la forme d’une poudre cristalline de couleur blanche jaunâtre. Sa synthèse cutanée représente la principale source de vitamine D pour l’organisme, mais elle nécessite obligatoirement une exposition au soleil. La vitamine D3 est apportée par l’alimentation animale. La vitamine D2 (non synthétisée par l’homme) est principalement apportée par la consommation de végétaux. Pour son transport, le calciférol se fixe dans le sang à une protéine de transport appelée DBP. La demi-vie est de plusieurs jours,voire de plusieurs semaines. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 5 μg/ jour.

Rôle physiologique (1) (2) (5)

La vitamine D est incorporée aux micelles (lipides) et absorbée au niveau du duodénum et du jéjunum (intestin grêle) de manière passive, lente et incomplète. La vitamine D possède différents rôles au niveau de l’organisme :

  • Ossification : ce rôle de la vitamine D est le plus connu. Elle participe au niveau intestinal à l’absorption du calcium (également au niveau du rein) et du phosphore pour favoriser la minéralisation du squelette. Les os et les dents sont alors fortifiés. Sa consommation est donc recommandée dans la prévention de l’ostéoporose.
  • Fonctionnement neuromusculaires : la vitamine D participe au bon fonctionnement des muscles, à la bonne coordination des mouvements. Elle participe également à la régulation cardiaque.
  • Système immunitaire : le calciférol agit également dans le maintien de la structure et de la protection immunitaire de la peau.

: Allégations santé validées par l'EFSA.

Sources alimentaires et quantités associées (4)

La vitamine D est très répandue, que ce soit dans le monde végétal ou animal. La vitamine D3 se retrouve dans les denrées alimentaires d’origine animale comme dans les huiles de poissons (huile de foie de morue), le jaune d’œuf ou encore les poissons gras de type saumon. La vitamine D2 se retrouve quant à elle dans les végétaux. L’apport journalier recommandé est de 5 μg / jour.

 

Sources alimentaires et quantités associées de la vitamine D

 

La vitamine D subit de petites pertes (de l’ordre de 20%) lors de la cuisson des aliments.

Apports journaliers conseillés : nos réels besoins (3)

La vitamine D est une vitamine synthétisée par l’organisme en quantité importante. Elle couvre près de 50% voire 70% des besoins demandés par l’organisme. Elle doit alors être complétée par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine D cités ci-dessus. Les besoins en vitamine D varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine D pour la population française (Afssa 2001).

Apports nutritionnels conseillés en vitamine D

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

Etudes portant sur la consommation de la vitamine D

On relève ainsi quelques facteurs pouvant dans certains cas amener à supplémenter l’individu en vitamine D : les personnes âgées, les personnes ne s’exposant pas au soleil, les personnes alcooliques et celles présentant des problèmes d’absorption au niveau intestinal et rénal.

Carences et signes de carences (1) (2) (5)

La carence en vitamine D se présente, sous sa forme la plus connue, par une maladie : le rachitisme. Elle touche généralement les enfants. Les autres manifestations sont le plus souvent osseuses.

Le rachitisme : chez l’enfant, cette maladie apparaît généralement entre 6 mois et deux ans. L’atteinte osseuse débute par le sommet du crâne qui devient mou (résorption du tissu osseux). Des déformations thoraciques suivent, ainsi qu’au niveau des membres de manière très caractéristique de la maladie. Les poignets et les chevilles peuvent se fracturer. Une faiblesse musculaire des membres peut troubler la marche, quelques convulsions ou phases de tétanie peuvent également se manifester. Des sensations de brûlures buccales et des diarrhées sont également courantes.

Des douleurs osseuses et musculaires : ces douleurs s’installent entre quelques semaines et quelques mois, s’étendant sur tout le corps et en s’aggravant. La plupart du temps, elles touchent le bassin, le thorax pour les os et se manifestent sous la forme de tendinites pour les muscles. Les déformations sont assez rares et arrivent le plus souvent à un stade avancé de la carence. Elles peuvent toucher le dos, le bassin et le thorax. L’ostéoporose, une maladie affectant les os, est également fréquemment observée lors de la carence en vitamine D.

La supplémentation en vitamine D

La vitamine D agit principalement sur les os et le système cardiaque.

Etudes sur la supplémentation en vitamine D

Conclusion

La vitamine D est une des rares vitamine liposoluble qui soit synthétisée en quantité importante par notre organisme, et plus particulièrement par l’épiderme de notre peau. Elle participe à la croissance et à la structure de nos os en association avec le calcium. Elle joue également sur le système immunitaire et au niveau musculaire. Une carence avancée en vitamine D se caractérise par une maladie bien connue et qui se manifeste surtout chez les enfants : le rachitisme. Cette maladie est très rare depuis que, dans les pays développés, une supplémentation par le lait a été proposée.

Bibliographie

  • (1) Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
  • (2) Le nouveau guide des vitamines de Thierry Souccar et du Dr Jean Paul Curtay
  • (3) Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
  • (4) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL
  • (5) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009