Vitamines B12

La vitamine B12

vitamineB12-saumonLa vitamine B12 ou cobalamines est une vitamine présente dans le thon, le hareng fumé et les œufs. Utile à la fois à la croissance, à notre système nerveux ainsi qu’à notre métabolisme, elle doit être apportée en quantité suffisante, soit 2,5 μg par jour afin d’éviter toute carence. Si les apports sont insuffisants, des troubles affectant la peau, le cerveau et le sang sont fréquents.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique 
  3. Sources alimentaires et quantités associées 
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences 
  7. La supplémentation en vitamine B12
  8. Conclusion

Définition (1) (2) (5)

Définition de la vitamine B12

La vitamine B12, et plus particulièrement la cyanocobalamine, se présente sous la forme d’une poudre cristalline de coloration rouge foncé. La vitamine B12 nécessite pour son transport d’être liée à une protéine, la trans-cobalamine (TC), dont il existe 3 types : TCI, TCII, TCII. La majorité de la vitamine B12 étant liée à la TCI. La cobalamine est essentiellement éliminée par les selles, l’excrétion urinaire étant relativement faible. La demi-vie de la vitamine B12 est de 350-400 jours. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 3 μg/jour.

Rôle physiologique (1) (2) (5)

L’absorption de la vitamine B12 se fait au niveau de l’iléon terminal par un mécanisme de transport actif. Ce mécanisme d’absorption est très lent, il faut entre 6 et 8h pour que la vitamine B12 se retrouve dans le sang. A forte dose, une diffusion passive le long de l’intestin peut avoir lieu.

La vitamine B12 peut jouer plusieurs rôles dans l’organisme :

  • Métabolisme   : la vitamine B12 participe au métabolisme des glucides, lipides et des protéines, permettant ainsi de fournir aux cellules l’énergie qui leur est nécessaire.
  • Prévention de l’élévation d’homocystéine   : l’homocystéine est un acide aminé soufré, présent dans le sang, responsable s’il est en trop forte concentration, d’une élévation de risques cardiovasculaires. La vitamine B12 en association avec les vitamines B6 et B9 permet une diminution de la concentration en homocystéine, en prévenant la formation de cet acide aminé.
  • Globules rouges √  : la vitamine B12 permet l’assimilation du fer nécessaire à la formation des globules rouges, elle participe au maintien de leur qualité. Elle possède également des effets antiallergiques.
  • Croissance   : la vitamine B12 participe à la division des cellules notamment au niveau de la moelle osseuse, du tube digestif et du cerveau. Elle participe à la synthèse de l’ADN.
  • Cerveau  : la vitamine B12 permet le maintien de la gaine de myéline qui protège les nerfs au niveau du système nerveux, assurant ainsi une vitesse de transmission des influx nerveux maximale.

 : allégations santé validées par l'EFSA.

Sources alimentaires et quantités associées (4)

La vitamine B12 se retrouve exclusivement dans les produits animaux. Les végétaux n’ont pas la capacité à la synthétiser. Les principales sources sont le foie, les jaunes d’œufs, les poissons, le fromage et le lait. Les apports journaliers recommandées sont de 2,5 μg / jour.

Tableau des sources de la vitamine B12 et ses AJR.

 

Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels (3)

La vitamine B12 est une vitamine synthétisée par l’organisme, mais en quantité  insuffisante pour couvrir les besoins. Elle doit alors être apportée en quantité suffisante par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine B12 cités ci-dessus. Les besoins en vitamine B12 varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine B12 pour la population française (Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

La vitamine B12 est rarement étudiée dans les études épidémiologiques. Cependant, on considère que si les gens consomment suffisamment de viandes, les déficits graves et les manifestations d’une carence seront des phénomènes relativement rares. Quelques études montrent que chez les végétariens, 6,3% des hommes et 16,7% des femmes présenteraient des taux en vitamine B12 dans le sang correspondant à une carence ; aucun taux similaire n’étant observé dans une population omnivore.

Les principaux groupes à risque sont les personnes âgées, les végétariens et végétaliens, ou les personnes souffrant d’un défaut d’absorption.

Carences et signes de carences (1) (2) (5)

La vitamine B12 se manifeste par des signes plus ou moins spécifiques apparaissant sur plusieurs semaines voire plusieurs mois :

Signes généraux : les premiers signes sont un amaigrissement du corps lié à une anorexie croissante (perte d’appétit). Une fatigue intense se fait alors ressentir.

Signes hématologiques : une anémie (manque de globules rouges dans le sang) se fait ressentir et est due directement à la carence en vitamine B12. Des signes comme une pâleur, des phénomènes de « froid » et de « chaud » liés à un dérèglement de la température corporelle ou une tachycardie (problème cardiaque) peuvent apparaître. Des globules rouges de taille anormale sont également présents dans le sang.

Signes neuropsychiatriques : des douleurs, des paralysies ainsi qu’une diminution importante de la sensibilité pouvant entraîner des troubles de la marche sont susceptibles d’apparaitre avec la carence. D’autres troubles de la coordination sont également observés chez les patients. L’atteinte psychique est fréquente. Elle est associée à des troubles de la mémoire, une dépression et peut se transformer en psychose sévère.

Signes cutanéomuqueux : la langue est enflée et dépapillée. La peau devient pâle, mais une hyperpigmentation chez certains patients peut aussi  se manifester.

La supplémentation en vitamine B12

 La vitamine B12 agit principalement sur le système nerveux et cardiaque.

Etudes sur la supplémentation en vitamine B12

Conclusion 

La vitamine B12 est hydrosoluble et synthétisée en quantité non suffisante par l’organisme. Elle doit donc être apportée par l’alimentation en quantité suffisante. La cobalamine est nécessaire en prévention des maladies cardiovasculaires, à la croissance de l’organisme, à la formation des globules rouges, mais également au bon fonctionnement du système nerveux. En quantité insuffisante, elle peut engendrer divers signes cliniques plus ou moins graves affectant à la fois le psychique (dépression) que le physique (cutanés, hématologiques…)

 Bibliographie

  • (1) Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
  • (2) Le nouveau guide des vitamines de Thierry Souccar et du Dr Jean Paul Curtay
  • (3)Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
  • (4) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/
  • (5) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009