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vitamineB1-noisettesLa vitamine B1 se retrouve à la fois dans le porc, les céréales et les noisettes. Utile à de nombreuses activités de l'organisme comme le fonctionnement musculaire et nerveux ou encore la stimulation de notre appétit, la vitamine B1 doit être consommée à hauteur de 1,1 mg par jour. Si elle se trouve en quantité insuffisante, des troubles comme une perte d'appétit, des signes cardiovasculaires ou psychiatriques peuvent faire leur apparition.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en vitamine B1
  8. Conclusion

Définition (1) (5)

Définition de la vitamine B1

La vitamine B1 ou thiamine n'est pas stockée dans l'organisme. Cependant, on en retrouve des petites concentrations au niveau des organes pour assurer leur fonctionnement : le cœur, les reins, le foie le cerveau et les muscles striés. Les muscles, même avec une concentration très faible en vitamine B1, représentent tout de même plus de 40% de la concentration totale (présence d'une masse musculaire importante chez l'homme). La thiamine étant hydrosoluble, son élimination se fera principalement par voie urinaire ou en plus petite quantité par la sueur et les selles. Sa demi-vie est de 9 à 19 jours. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 4,2 mg/ jour.

Rôle physiologique (1) (5)

L'absorption de la vitamine B1 se fait soit par transport actif (concentration faible) soit par diffusion passive pour des concentrations plus élevées et se déroule dans la partie haute de l'intestin (duodénum et grêle proximal). Une petite quantité peut être absorbée également au niveau de l'estomac et du colon. La distribution aux tissus par le sang (globules rouges et blancs) se fera essentiellement sous la forme thiamine pyrophosphate et celle par le plasma essentiellement sous la forme thiamine monophosphate.

La vitamine B1 possède différents rôles au sein de l'organisme :

  • Métabolisme : la vitamine B1 est nécessaire à la formation d'une enzyme qui va jouer un rôle important dans le métabolisme des glucides. Elle intervient également dans celui des lipides. Elle permettra l'assimilation et l'utilisation des sucres, graisses et protéines. La vitamine B1 est un excellent catalyseur des réactions fournissant de l'énergie à l'organisme et permet également d'assurer la croissance cellulaire.
  • Appétit : la vitamine B1 est dite apéritive, c'est-à-dire qu'elle aurait le pouvoir de stimuler l'appétit. En stimulant la synthèse d'une enzyme participant à l'assimilation de la nourriture elle en stimulerait la consommation.
  • Fonctionnement nerveux: la vitamine B1 favorise le bon fonctionnement du système nerveux en intervenant dans la transmission des influx nerveux. Elle stimule les fonctions cérébrales comme l'attention et la mémoire en permettant de lutter contre les problèmes d'irritabilité.
  • Oxydation de l'alcool : la vitamine B1 serait indispensable à l'oxydation de l'alcool. En effet l'organisme a énormément de mal à l'éliminer, d'où l'action importante de cette vitamine, qui est malheureusement souvent déficiente chez les personnes alcooliques.
  • Fonctionnement musculaire : la vitamine B1 possèderait une action antalgique (forte dose) et anti inflammatoire soulageant ainsi les douleurs musculaires.
  • Système cardiaque : la vitamine B1 permet le fonctionnement normal du système cardiaque.

: allégations santé validées par l'EFSA

Sources alimentaires et quantités associées (4) (5)

La vitamine B1 ou thiamine, se retrouve principalement dans les végétaux comme les céréales complètes, les légumes, les fruits et les graines. On la retrouve également dans les viandes blanches, le poisson, les œufs et le lait. La présence de certaines thiaminases (poissons crus, crustacés, thé, café) peuvent détruire cette vitamine, et en diminuer alors fortement sa concentration. Les apports journaliers pour la vitamine B1 se situent à 1,1 mg/jour afin d'assurer correctement les fonctions qui lui sont incombées.

Quantité des AJR en vitamine B1 par aliment

La sensibilité de la thiamine à la chaleur et sa solubilité entraînent une perte importante de cette vitamine dans l'eau de cuisson. Le réchauffage des plats déjà cuits ainsi que le processus de décongélation n'ont pas d'incidence sur les concentrations en vitamine B1 présentes au départ dans les aliments.

Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels (4)

La vitamine B1 n'étant pas synthétisée par l'organisme, elle doit donc être apportée en quantité suffisante par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine B1 cités ci-dessus. Le besoin en vitamine B1 est dépendant du niveau d'apports glucidiques. En effet, plus ce dernier sera élevé et plus le besoin en thiamine sera grand. Les besoins en vitamine B1 varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine B1 pour la population française (Afssa 2001) :

Apports nutritionnels conseillés en vitamine B1

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

De nombreuses études portent sur la consommation de la vitamine B1 en France :

Etudes portant sur le comportement nutritionnel des Français

On relève quelques facteurs pouvant, dans certains cas, amener à une médication visant à supplémenter l'individu en vitamine B1: les personnes âgées, les personnes alcooliques, les gros consommateurs de thé et café, les personnes avec un déficit d'absorption

Carences et signes de carences

La carence en vitamine B1 se manifeste par divers signes plus ou moins graves et pas toujours caractéristiques d'une carence en vitamine :

Anorexie : la vitamine B1 est une substance stimulant l'appétit. Si celle-ci se trouve en fort déficit, elle entraîne une diminution de la consommation alimentaire, et donc provoque une aggravation de la dénutrition. La croissance, le poids et l'intégrité des muqueuses sont alors perturbés.

Les signes cardiovasculaires : une insuffisance cardiaque peut également être un des signaux d'une carence en vitamine B1. Tachycardie, gros cœur et œdème sont les symptômes principaux d'un problème cardiaque.

Les signes neurologiques et psychiatriques : si la carence en vitamine B1 est avancée, des troubles neurologiques peuvent apparaître : d'abord fonctionnels (fourmillements dans les membres, impression d'instabilité, trouble de la sensibilité) puis mesurables (perte de l'équilibre, capacités motrices diminuées,

Béribéri : Cette maladie signifie en cinghalais (Sri Lanka) « Je ne peux pas je ne peux pas ». Elle est connue depuis l'Antiquité et est le symbole même d'une maladie de type carentielle. Elle se rencontre surtout dans les pays où la malnutrition et la sous-nutrition sont majoritaires. Dans les pays développés, elle peut cependant se manifester chez les personnes souffrant d'alcoolisme ou de problèmes d'assimilation intestinale. Les symptômes principaux de cette maladie sont : une fatigue intense, une atteinte des nerfs des jambes, puis des bras et du corps entier. Des œdèmes peuvent faire leur apparition ainsi que des problèmes ophtalmologiques, cardiovasculaires et mentaux (troubles sérieux).

La supplémentation en vitamine B1

La vitamine B1 agit principalement sur le coeur et le système nerveux:

Etudes sur la supplémentation en vitamine B1

Conclusion

La vitamine B1 ou thiamine est une vitamine hydrosoluble, non synthétisée et non stockée par l'organisme. Elle s'avère avoir de nombreuses fonctions sur le métabolisme, le système nerveux (humeur, mémoire), l'appétit et l'oxydation de l'alcool. Une carence en cette vitamine conduit à de nombreux symptômes plus ou moins graves comme le Béribéri ou l'anorexie. Une supplémentation en vitamine B1 semble alors utile, d'autant plus que plusieurs études indiquent que plus de 60% des Français seraient en déficit vis-à-vis de cette vitamine.

Bibliographie

(1)Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
(2) Le nouveau guide des vitamines de Thierry Souccar et du Dr Jean Paul Curtay
(3) Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
(4) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/
(5) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009