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vitamineA-beurreLa vitamine A, retrouvée essentiellement dans le beurre et les poissons gras, joue un rôle très important dans notre organisme. La vision, la santé de la peau mais également notre système immunitaire en sont dépendants. L’apport journalier recommandé pour la vitamine A est de 800 μg par jour. Si l’organisme se trouve en état de carence, des troubles comme des maladies affectant les yeux et la peau ou encore des infections à répétition peuvent se manifester.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en vitamine A
  8. Conclusion

Définition (4)

Définition de la vitamine A

La vitamine A et ses dérivés doivent, pour se déplacer dans l’organisme, être rattachés à des protéines porteuses (RBP), tant au niveau plasmatique que cellulaire. Ces RBP (Retinol Binding Protein) assurent ainsi leur transport mais aussi leur protection dans des milieux hydrophiles et les dirigent vers des cibles spécifiques. La demi-vie de la vitamine A est de plusieurs mois. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 800 μg / jour.

Rôle physiologique (1) (4)

La vitamine A intervient dans de nombreux métabolismes. N’étant pas synthétisée par notre organisme, elle doit être apportée par l’alimentation sous forme de rétinol ou de caroténoïdes. Une fois dans l’estomac, les éléments sont libérés des protéines alimentaires, et sont hydrolysés dans l’intestin grêle sous l’action de la bile et des enzymes pancréatiques.

L’absorption de la vitamine A se fait dans l’intestin grêle proximal par transport actif (par voie lymphatique sous forme de micelles). Environ 10 à 20% de la vitamine A ingérée n’est pas absorbée, et sera par la suite éliminée dans les selles. 20 à 60% de la fraction absorbée sera dégradée et éliminée de la même façon.

La vitamine A possède plusieurs fonctions au sein de l’organisme :

  • Vision : la vision est un phénomène lié à la présence de deux types cellulaires au niveau de la rétine : les cônes et les bâtonnets. Les bâtonnets, utiles pour l’adaptation à la pénombre, possèdent un pigment photosensible : la rhodopsine. La synthèse de ce composé s’effectue à partir d’un dérivé de la vitamine A, le 11 cis rétinal et d’une protéine : l’opsine. La vision des couleurs et des formes se fait également grâce à un dérivé de la vitamine A. Outre son rôle pour la vision, le rétinol est également indispensable pour maintenir l’intégrité de la cornée. En effet, il intervient dans la synthèse des cellules caliciformes (glandes exocrines).
  • Différenciation cellulaire : les dérivés de la vitamine A et plus particulièrement l’acide rétinoïque, situé au niveau du noyau de la cellule, jouent un rôle important dans la différenciation cellulaire des tissus épithéliaux. La vitamine A aura ainsi un rôle lors de la croissance, mais également lors du développement du fœtus. Elle participera à l’inhibition des cellules tumorales, phénomène plus ou moins lié aux processus de différenciation.
  • Immunité : la vitamine A est incontestablement impliquée dans la réponse immunitaire mais c’est l’acide trans rétinoïque qui semble être l’acteur principal de cette implication. Il possède la capacité de stimuler la prolifération des cellules immunitaires (lymphocytes B et T).
  • Reproduction : le rétinol, chez l’homme, serait indispensable à la spermatogenèse. La participation du rétinol à la synthèse de certaines glycoprotéines permettrait d’assurer l’intégrité de certaines cellules de l’appareil génital masculin (Cellules de Sertoli). Chez la femme, le rétinol jouerait uniquement un rôle dans le développement, la croissance et la différenciation cellulaire du fœtus. L’apport en vitamine A se faisant par l’intermédiaire de récepteurs spécifiques situés dans le placenta.

La vitamine A et ses dérivés peuvent être impliqués dans :

  • la santé de la peau (haut pouvoir réparateur, acné, psoriasis).
  • l’absorption du fer en la facilitant. sur les muqueuses (yeux, voies respiratoires (asthme) et urinaires, intestin).
  • les effets protecteurs contre le cancer.

: allégations santé validées par l'EFSA

Sources alimentaires et quantités associées (2) (3)

La vitamine A proprement dite ne se retrouve que dans la portion lipidique des produits d’origine animale comme la viande, le poisson, le foie, le beurre, le fromage et le lait entier.

Des apports suffisants en zinc et en protéines sont essentiels au métabolisme de la vitamine A. La vitamine E en accroit l’absorption ainsi que les réserves dans le foie.

Les apports journaliers recommandés pour cette vitamine sont de 800 μg/jour.

Tableau des AJR pour la vitamine A

Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels (2)

La vitamine A et ses dérivés ne sont pas synthétisés par l’organisme. Ils doivent donc être apportés en quantité suffisante par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en vitamine A cités ci-dessus. Les besoins en vitamine A varient légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus.

Apports nutritionnels conseillés en vitamine A pour la population française (Afssa 2001)

 Apports nutritionnels conseillés en vitamine A

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

Les études portant sur la consommation de la vitamine A sont nombreuses et amènent à différencier les personnes à risque :

Etudes portant sur la consommation de la vitamine A

On relève quelques facteurs pouvant, dans certains cas entraîner la supplémentation en vitamine A : les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et les individus réalisant des efforts physiques intenses et réguliers.

Carences et signes de carences (1) (4)

La carence en vitamine A se manifeste par divers signes pouvant être oculaires, cutanés ou généraux :

Les signes oculaires : la carence en vitamine A peut entraîner plusieurs atteintes de l’œil en perturbant la vision. Une atteinte fonctionnelle de la rétine peut être observée, entraînant une diminution de la vision à l’obscurité. Une atteinte cornéenne se manifestant par une sécheresse pouvant évoluer vers une opacification de la cornée ou une destruction du cristallin n’est pas rare.

Les signes cutanés : la carence en vitamine A peut engendrer un dessèchement de la peau dû à une réduction des glandes sébacées et des muqueuses. Ces perturbations se retrouvent principalement au niveau du visage et des membres inférieurs.

La sensibilité à certaines infections : la carence en vitamine A entraîne une plus grande prédisposition à contracter certaines infections virales comme la rougeole ou certaines complications pulmonaires. Le manque important en vitamine A a pour conséquenses des modifications anormales de la muqueuse respiratoire, favorisant ainsi une colonisation microbienne à l’origine de ces infections.

La supplémentation en vitamine A

La vitamine A agit principalement sur la vision et sur le système immunitaire.

Etudes sur la supplémentation en vitamine A

Conclusion

La vitamine A, vitamine liposoluble stockée principalement dans le foie, permet de réaliser différentes fonctions au sein de l’organisme. La vision, la différenciation cellulaire mais également les mécanismes immunitaires nécessitent la présence de cette vitamine ou de ses dérivés pour fonctionner. Les carences en vitamine A sont rares, cependant il s’avère que les apports en rétinol semblent inférieurs aux apports nutritionnels recommandés.

Bibliographie:

  • (1) Les vitamines Données Biochimiques nutritionnelles et cliniques CEIV
  • (2) Afssa apports nutritionnels conseillés pour la population française
  • (3) http://www.afssa.fr/TableCIQUAL/
  • (4) Encyclopédie des vitamines, Volume 1, 2, 3, Jean- Claude Guilland et Bruno Lequeu, Lavoisier 2009