Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedIn

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) apportés soit par des aliments soit par des compléments alimentaires et qui vont, au sein de l’organisme, avoir des effets bénéfiques.

Plusieurs études sont actuellement en cours, afin de démontrer leur efficacité dans la prévention de certains troubles digestifs. En effet, notre tube digestif est composé de milliards de bactéries subissant chaque jour des centaines d’attaques (virales, antibiotiques…) provoquant de nombreuses perturbations au sein de cet écosystème (diarrhées, douleurs intestinales). Notre flore intestinale doit alors se reconstruire, aidée par les probiotiques. D'autres flores sont également peuplées par de nombreuses bactéries, la bouche mais également le vagin sont des lieux privilégiés mais peuvent également subir des troubles lié à un déséquilibre de leur écosystème.

 

    Idées principales
  •  les probiotiques sont des micro-organismes vivants présents naturellement dans l'intestin. Ils participent à l'absorption des nutriments et aident le système immunitaire à combattre les agents pathogènes.

  • on retrouve également ces bactéries dans les flores buccales et vaginales.

  • les probiotiques ont un effet dose dépendant et doivent être apportés en quantité importante pour réaliser les différentes fonctions qui leurs sont conférées (système immunitaire, digestion des aliments...)

  • les effets des probiotiques vont dépendre de la dose ingérée, de la souche, de l'aliment vecteur et des facteurs lié au consommateur directement

 

  1. Définition générale du microbiote
  2. Définition des probiotiques et des prébiotiques
  3. Importance pour la santé : fonctions dans l’organisme
  4. Effets d’un apport en probiotiques sur l’organisme
  5. Conclusion

Définition générale du microbiote (1) (2) (3) 


Notre système digestif est divisé en plusieurs organes dont un essentiel: l’intestin. Celui-ci, bien qu’ayant pour mission principale le transport des aliments et l’absorption des nutriments, régule également le système immunitaire par l’intermédiaire de sa muqueuse et de sa flore bactérienne.

Bien que l'intestin reste l'organe le plus riche en bactéries, le vagin et la bouche sont également des écosystèmes regorgeant de nombreux types de bactéries permettant d'assurer l'intégrité des muqueuses.

In utero, notre tube digestif (intestin) est entièrement stérile, ce n’est qu’à la naissance que celui-ci va se diviser en plusieurs niches écologiques bactériennes. Jusqu’à l’âge de 6 ans le microbiote se développe pour atteindre un équilibre qui restera relativement stable.

prob-dev_bacteries

Notre flore intestinale ou microbiote sera alors constitué de plus d’une centaine de milliards de bactéries issues de plus de cinq cents espèces différentes. Cette diversité est spécifique d’un individu donné et le nombre d’espèces communes à plusieurs individus d’un même groupe est très restreint voire nul. Toutes ces bactéries forment ainsi un ensemble stable adapté à l’hôte. Toutes modifications de cet écosystème restent alors très difficiles à obtenir.

Les principales souches connues sont généralement celles que l’on retrouve dans la flore fécale des individus et ce de manière relativement stable. Cela indiquerait que ce microbiote dominant aurait la capacité de résister à des modifications extérieures ou à d’éventuelles colonisations par d’autres espèces de bactéries. Les souches sont divisées en trois principaux groupes :

  • Eubactérium rectale-Clostridium coccoides : Entre 14 et 30 % des bactéries totales retrouvées. Il contient les espèces suivantes : Eubactérium, Clostridium, Ruminococcus et Butyruvibrio.
  • Clostridium leptum : Entre 16 et 22% des bactéries totales retrouvées. Il contient les espèces suivantes : Faecalibacterium prausnitzii, Ruminococcus albus et Ruminococcus flavefaciens.
  • Bacteroides : Entre 9 et 42% des bactéries totales retrouvées. Il contient les espèces suivantes : Prevotella, Bacteroides et Porphyromonas


Moins systématiquement détectées, mais représentant quand même quelques pourcentages, on retrouve: les bifidobactéries (0.7 à 10%), Collinsella-atopobium (0.3 à 3.7%) ainsi que des lactobacilles et des streptocoques (2%)

Bien que cette microflore se stabilise assez tôt chez l’enfant, il apparait, au vu des études, que celle-ci varie et se complexifie avec l’âge. Cependant, comme cette flore est différente d’un individu à un autre, on peut être amené à se demander s’il n’existerait pas une mauvaise flore pouvant entraîner certains déséquilibres, ou, au contraire une bonne flore qui présenterait des avantages à l’hôte qui la posséderait. Une microflore en bonne santé semble cependant contenir des espèces saccharolytiques, bifidobactéries et lactobacilles en proportions plus importantes.

Au vu des études, la flore idéale n’existe pas. En effet, seul un ensemble coordonné adapté à l’hôte semble profitable.

Tout facteur favorisant le maintien de l’équilibre flore/hôte pourrait alors apporter des avantages non négligeables à l’organisme.

 

Pour en savoir plus sur le microbiote et l'immunité, ainsi que sur la flore buccale et vaginale : 

 

Définition des probiotiques et des prébiotiques (3)


Les probiotiques, du grec « biotikos » signifiant en faveur de la vie, sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures) ajoutés à certains produits (lait, yaourts, compléments alimentaires) dans le but d’aider la flore intestinale humaine déjà présente, dans ses diverses fonctions que sont : l’absorption des nutriments ou l’immunité.

Les principales bactéries ou levures renommées comme probiotiques sont :

  • Streptococcus thermophilus : probiotique obligatoirement utilisé pour la fabrication des yaourts et qui va aider à la digestion du lactose en diminuant ainsi les problèmes d’intolérance.
  • Lactobacillus bulgaricus : comme Streptococcus, il est un élément indispensable à la fabrication du yaourt. Il travaille en synergie avec celle-ci en produisant l’acide lactique à partir du lactose et est essentiel pour le goût du yaourt. Il va également favoriser  la digestion du lactose en diminuant les problèmes d’intolérance.
  • Lactobacillus acidophilus : souvent utilisé dans les laits fermentés il a des effets bénéfiques sur le transit, notamment chez les personnes âgées. Il va également agir sur les défenses immunitaires en les stimulant.
  • Lactobacillus casei : probiotique qui est souvent rajouté dans le lait et les yaourts fermentés et qui va avoir une action sur les défenses naturelles en les renforçant.
  • Bifidobacterium ou Bifidus : il en existe différentes espèces mais les plus utilisées sont Bifidobacterium bifidum, Bifidobacterium animalis ou lactis et Bifidobacterium longum. De plus les bifide comme BB12 ont montré des effets positifs sur le système immunitaire.
  • Saccharomyces cerevisiae de la souche boulardii : ou levure de bière active (vivante) est un micro-organisme non pathogène qui va digérer le sucre et l’amidon des céréales, créant un milieu riche en protéines et en vitamines B. Elle permet de prévenir l'apparition de diarrhées.

Les probiotiques sont donc des bactéries utiles pour protéger et aider notre écosystème intestinal à lutter contre les agressions extérieures provoquées par une alimentation inadaptée, un stress ou une fatigue intense. Les probiotiques ont un effet dose dépendant. En effet, une certaine quantité de bactéries doit être présente pour que l'effet soit observé. De plus chaque souche de bactéries possède ses propres effets. Un délai de 10 à 15 jours est observé avant l'apparition des effets bénéfiques des probiotiques.

Les prébiotiques sont quant à eux définis comme des carburants utiles aux probiotiques. Ce sont des ingrédients non digestibles mais utilisables par les bactéries dans le côlon grâce aux processus de fermentation. Le principal prébiotique est le FOS (Fructo-oligosaccharide) appartenant à la famille des fructanes. Il permet d'augmenter la durée de vie du probiotique durant le passage dans le côlon et donc d'augmenter la durée de ses effets modulateurs. Le prébiotique améliore de façon sélective la croissance et/ou l'activité d'une ou d'un nombre de bactéries situées dans le côlon et de ce fait améliore la santé de l'hôte.

 

Importance pour la santé : fonctions dans l'organisme (1) (2) (3) 

yahourt
Les probiotiques font l'objet à ce jour de nombreuses études démontrant leur efficacité à prévenir et combattre certaines infections :

  • les infections ORL et gastriques
  • les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
  • les allergies
  • les mycoses
  • les diarrhées

Cependant, certaines conditions doivent être réunies pour que ceux-ci puissent réellement avoir une action :

  • ils doivent être vivants
  • les bonnes souches doivent être sélectionnées pour l'effet recherché car il existe des milliers de souches différentes
  • au moins 1 milliard de bactéries doivent être ingérées par jour pour être efficace
  • les souches doivent être résistantes à l'acide gastrique et à la bile

Les probiotiques vont permettent de limiter la prolifération des germes nuisibles en agissant par trois mécanismes principaux. Le premier mécanisme va consister en une stimulation du système immunitaire quand celui-ci est faible (notamment lors de la petite enfance ou chez les personnes âgées) ou au contraire en l'inhibant lors des réactions allergiques ou des maladies inflammatoires de l'intestin (maladie de Crohn). Dans un deuxième temps les probiotiques vont agir sur la barrière intestinale en stimulant la sécrétion de mucus ainsi que la sécrétion de certains anticorps. Les probiotiques vont dans un dernier temps inhiber la prolifération et l'adhésion aux parois du tube digestif de certaines bactéries néfastes pour l'organisme.

Les antibiotiques peuvent participer à la destruction de cette flore et provoquer des désordres intestinaux de type diarrhées aigues, et cela même après l'arrêt du traitement, le temps que notre flore d'origine se réinstalle. Les probiotiques ont démontré leur efficacité quant à la prévention et la rémission de ces effets secondaires.

Les probiotiques permettent également :

  • d'améliorer la digestibilité de nombreux nutriments : ils garantissent une bonne hygiène digestive en favorisant la dégradation et l'absorption de certains aliments.
  • de stimuler l'activité enzymatique des micro-organismes endogènes afin d'assurer une meilleure assimilation des aliments.
  • d'améliorer l'assimilation des acides aminés essentiels en inhibant l'action destructive bactérienne excrétée par la microflore du tube digestif
  • d'augmenter la biodisponibilité des minéraux et notamment du calcium, du fer, du zinc, du manganèse, du cuivre et du phosphore.
  • de synthétiser les vitamines du groupe B : B1, B2, B3, B5, B6, B12, B12 sont synthétisées par les lactobacilles.
  • de synthétiser de nombreux acides aminés : alanine, leucine, valine, thréonine et acide aspartique sont synthétisées par les bifidobactéries.
  • d'avoir un effet antitoxique : les probiotiques réduisent l'absorption de l'ammoniac, amines et d'indoles, composés toxiques pour l'organisme. Les métabolites produits par ces probiotiques permettent également de lutter contre certaines toxines de bactéries pathogènes.

 

Il n’existe pas de manque en probiotique puisque ce sont des bactéries amenées en complément de celles qui sont déjà présentes dans la flore intestinale. L'écosystème intestinal peut cependant subir quelques altérations notamment après la prise d’antibiotiques ou au cours d’un stress intense. C’est pourquoi, la prise de ces bactéries sous forme de comprimés ou de produits laitiers peut s’avérer utile pour aider à son renouvelement.

 

Effets d’un apport en probiotiques sur l’organisme (1) (3) 

Il faut savoir tout d’abord que les aliments ne sont pas tous absorbés dans l’intestin. Beaucoup vont être détruits et éliminés directement dans les selles. C’est pourquoi, il est important que les probiotiques amenés par les aliments soient résistants à ce phénomène de dégradation. Les cibles d’action des probiotiques se situant principalement dans le côlon ou l’intestin grêle.

La quantité des probiotiques vivants et transitants dans l'intestin va dépendre de plusieurs facteurs:

  • la dose ingérée
  • de la souche elle-même
  • de l'aliment vecteur
  • des facteurs liés directement au consommateur

De nombreuses souches de bifidobactéries et de lactobacilles arrivent à survivre dans cet environnement mais une quantité importante est retrouvée dans les fécès. Les bactéries ingérées persistent uniquement pendant la période de consommation et sont rapidement éliminées sans colonisation durable. Les moyens de protection de ces probiotiques contre les agressions internes, comme la bile ou l'acidité gastrique, sont multiples mais les principales sont : un passage rapide au niveau de l'estomac, la protection par l'aliment vecteur ou encore une micro-capsulation ( compléments alimentaires sous forme de gélule)

De nombreuses études ont été menées pour démontrer l'efficacité des probiotiques sur la prévention de nombreuses maladies:

Effets d'une supplémentation en probiotiques

 

Conclusion

Les probiotiques, produits phares depuis quelques années et que l’on retrouve surtout dans des produits laitiers et certains compléments alimentaires, se définissent comme des micro-organismes (bactéries ou levures) qui, une fois dans l’organisme, auront des effets bénéfiques. Ces effets sont multiples et beaucoup d’études sont encore actuellement en cours pour démontrer leur véracité. Ils joueraient cependant des rôles importants dans certains processus de digestion (lactose notamment), régleraient certains problèmes liés à des allergies et protégeraient les muqueuses intestinales des invasions bactériennes ou virales en stimulant à la fois la flore intestinale et le système immunitaire. Ils aideraient également à prévenir les diarrhées et autres troubles digestifs.

Les effets des probiotiques sont doses dépendants et il est nécessaire que certaines conditions soient remplies pour qu'ils se manifestent : il faut que ces bactéries soient vivantes, en nombre important (environ 1milliard) et qu'elles soient résistantes aux attaques internes de l’organisme (bile, acide gastrique, système immunitaire).

Bibliographie