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Définition générale du microbiote (1) (2) 

Les prébiotiques sont des aliments non digérés au niveau de l’intestin qui stimulent le développement des bonnes bactéries présentes dans le côlon.

En effet, les prébiotiques représentent une source d’énergie pour les probiotiques. Les prébiotiques sont des sucres plus ou moins longs qui échappent à la digestion intestinale et se retrouvent alors intacts dans le côlon. Ils sont alors utilisés comme « carburant » par les bactéries du microbiote intestinal. Pour être vraiment efficaces, les prébiotiques doivent être spécifiques, c’est-à-dire qu’ils doivent nourrir les bonnes bactéries (les bifidobactéries et les lactobacilles) sans nourrir les mauvaises bactéries.

Importance pour la santé : fonctions dans l'organisme (3-16)

Les prébiotiques présentent divers effets physiologiques grâce à leur fermentation dans le côlon par les bactéries intestinales. Ces bénéfices incluent :

-         Une prolifération des « bonnes bactéries » comme les bifidobactéries et des lactobacilles dans le microbiote intestinal

-         Une réduction de la prolifération colique des micro-organismes pathogènes comme les bacteroides ou les levures candida

-         Une stimulation de l’absorption du calcium

-         Un confort digestif avec un transit régulier

-         Une stimulation de la satiété

-         Une réduction des taux de lipides sanguins (mais ce dernier point reste controversé).

Sources alimentaires et recommandations en prébiotiques  

-         Les prébiotiques sont généralement utilisés comme ingrédients dans de nombreuses denrées alimentaires : biscuits, céréales, chocolat, pâtes à tartiner… Les prébiotiques, couramment assimilés à des fibres, les plus connus sont :

-         l’oligofructose, produit artificiellement par l’hydrolyse (coupure) de polysaccharides plus longs

-         l’inuline, retrouvée naturellement dans certains légumes (tels que l’artichaut, le topinambour, les oignons), fruits (bananes), plantes (telles que la chicorée et l’agave) et dans le miel

-         le lactulose, prébiotique de synthèse et utilisé dans le traitement de la constipation

-         les oligosaccharides du lait maternel

Dans l’absolu, les prébiotiques ne constituent pas un besoin essentiel pour le corps humain, mais leurs bénéfices sur la santé sont désormais reconnus et non négligeables. Pour cette raison, les recommandations nutritionnelles ont fixé à 30 grammes la consommation quotidienne de fibres, autrement dit de prébiotiques.

 

 Effets d'un apport en prébiotiques sur l'organisme (17),(18)

Les principaux effets développés dans cette partie sont ceux relatifs à l’entretien des probiotiques.

Il est désormais admis qu’une consommation d’inuline par des sujets sains stimule la prolifération des bonnes bactéries comme les bifidobactéries, et réduit celle des bactéries pathogènes comme les bacteroides. En effet, plusieurs études cliniques montrent une efficacité de l’inuline chez des sujets sains dès 5 grammes par jour pendant 2 semaines (17) et une bonne tolérance jusqu’à 34 grammes par jour pendant 9 semaines (18).

Les bénéfices de l’inuline ont également été évalués chez des sujets constipés. Il a été démontré un effet sur la constipation dès 20 grammes par jour pendant 3 semaines, ainsi que sur le développement des bifidobactéries et sur la réduction des bactéries pathogènes comme les entérocoques et les fusobactéries.

 Conclusions 

Les liens de dépendance, de complémentarité et de synergie existant entre probiotiques et prébiotiques sont essentiels à retenir. Il semble donc délicat de privilégier une supplémentation par rapport à une autre. En effet, ces deux types de produits aident à améliorer l’écologie intestinale en augmentant le ratio « bonnes bactéries » versus « mauvaises bactéries et levures », et présentent bien d’autres effets sur la physiologie de l’hôte. Une solution simple serait de consommer ces deux ingrédients réunis en un seul produit, appelé symbiotique. Un tel aliment symbiotique agit par l’action du prébiotique qui va favoriser le développement du probiotique et potentialiser ainsi l’effet bénéfique de ce dernier sur la santé de l’hôte.

Bibliographie