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iode-sardineL’iode est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde. Il favorise également le fonctionnement du cerveau et du système digestif. Contenu dans les algues, les crevettes et les œufs, l’iode doit être apporté à hauteur de 150 μg par jour. Des malformations fœtales sont à craindre si la femme enceinte a des apports insuffisants en iode.

  1. Définition
  2. Rôle physiologique
  3. Sources alimentaires et quantités associées
  4. Apports nutritionnels conseillés :nos besoins réels
  5. Statut nutritionnel : identification des groupes à risque
  6. Carences et signes de carences
  7. La supplémentation en iode
  8. Conclusion

Définition (1)

Définition de l'iode

L’iode est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde. Il est présent dans tous les tissus de l’organisme. Sur les 30mg contenus dans l’organisme, 8mg se retrouvent stockés dans la thyroïde. Son association avec le zinc et le sélénium est nécessaire au bon fonctionnement des hormones thyroïdiennes. La dose maximale autorisée en France dans les compléments alimentaires est de 150 μg/jour.

Rôle physiologique (1)

L’absorption de l’iode se déroule au niveau de l’intestin. Il possède plusieurs rôles dans l’organisme mais travaille surtout en étroite collaboration avec la glande thyroïdienne :

  • Thyroïde: l’iode est l’oligo-élément indispensable à la formation des hormones thyroïdiennes. Les hormones T3 et T4 jouent des rôles très importants dans le métabolisme cellulaire, participent au fonctionnement du système nerveux , du cœur, des muscles, des organes génitaux, de la peau et du sytème digestif.
  • Métabolisme basal : l’iode agit sur le métabolisme des lipides, des glucides et des protéines dans les cellules. Il stimule la consommation d’oxygène, permettant ainsi de contrôler la température de notre corps. Il favorise la croissance et la maturation du squelette chez l'enfant.
  • Intellect : il favorise le bon dévelopement du système nerveux, et donc le développement intellectuel.
  • Dermatologie : le maintien de la peau est dépendant de l’iode.
  • Système digestif : l’iode stimulerait la sécrétion des sucs digestifs et favoriserait la motilité intestinale.

: allégations santé validées par l'EFSA.

Sources alimentaires et quantités associées (3) (4)

L’iode est présent dans de nombreux aliments. Le sel de mer iodé est la principale source d’apport. Tous les produits issus de la mer en contiennent : poissons, crustacés et algues. Certaines eaux ont également la propriété d’être enrichies en iode selon la richesse du sol où elles ont été puisées. L’apport journalier recommandé est de 150 μg / jour.

Sources alimentaires et quantités associées en iode

Apports nutritionnels conseillés : nos besoins réels (2) (5)

L’iode n’étant pas synthétisé par l’organisme, il doit être apporté en quantité suffisante par notre alimentation, et notamment par la consommation des produits riches en iode cités ci-dessus.

Les apports nutritionnels conseillés pour la population française (Afssa)

Les apports nutritionnels conseillés en iode

Les besoins en iode diffèrent légèrement en fonction des variations climatiques, ethniques, des habitudes alimentaires et du mode de vie des individus. Les recommandations concernant les apports nutritionnels conseillés évoluent donc continuellement en raison des changements rapides de nos modes de vie et nos habitudes alimentaires.

Statut nutritionnel : identification des groupes à risque

Etudes portant sur la consommation d'iode

Il existe quelques groupes à risques devant surveiller leurs apports en iode afin de vérifier qu’ils sont suffisants : les femmes enceintes ou ménopausées, les sportifs, les nourrissons, les adolescents et les personnes âgées ainsi que les fumeurs.

Carences et signes de carences (1)

La carence en iode est un phénomène rare cependant les déficits en ce minéral sont relativement fréquents chez les groupes à risque cités ci-dessus. Elle peut se manifester par différents signes s’avérant souvent dramatiques :

Goitre thyroïdien simple : une augmentation spectaculaire du volume de la thyroïde pouvant aboutir à une infiltration d’eau sous la peau peut apparaître. Le visage est bouffi, le nez aplati, le teint est cireux, les lèvres sont gonflées, les dents et les doigts sont en mauvais état.

Hypothyroïdie : si la carence devient avancée d’autres signes cliniques associés à une hypothyroïdie font leur apparition : des troubles psychomoteurs (fatigue), psychiques (dépression, hallucinations), digestifs et cardiaques font leurs apparitions.

Atteintes du nouveau-né : si une carence en iode apparaît au cours de la grossesse, on observe des retards mentaux importants chez le nouveau-né. Des retards au niveau de la croissance, une langue hypertrophiée ainsi que des proportions inadéquates du squelette sont également courants. En l’absence de traitement l’évolution se fera vers un nanisme et un crétinisme.

La supplémentation en iode

Etudes sur la supplémentation en iode

Conclusion

L’iode est un oligo-élément peu abondant dans l’organisme, présent essentiellement dans la thyroïde. Il participe à la synthèse de deux principales hormones thyroïdiennes : T3 et T4. Celles-ci possèdent de nombreux rôles dans tout l’organisme : sur le métabolisme, le développement du cerveau et du squelette, ainsi que sur le système digestif. En cas de carence, chez les femmes enceintes, les risques de malformations fœtales sont importants. Le crétinisme et le nanisme sont alors des manifestations irréversibles présentes chez les enfants dont la mère a été durement carencée en iode pendant la grossesse.

Bibliographie