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L’IMC : Indice traditionnel

L’Indice de Masse Corporelle (IMC) est-il vraiment suffisant pour mesurer la graisse corporelle d’un individu ? C’est la question que se sont posés les chercheurs d’une Université Californienne aux Etats-Unis (1) et qui a amené à l’élaboration d’un nouvel indice de mesure appelé IMA (Indice de Masse Adipeuse).

L’IMC créé dans les années 1800 par le mathématicien Adolphe Quetelet, permet de déterminer la quantité de masse graisseuse d’une personne. Il se calcul en divisant le poids corporel en kilogrammes par la taille en mètre carré de l’individu.

IMC = Poids (kg) / (Taille (m))²

La valeur obtenue est alors comparée à des valeurs théoriques et permet de définir si la personne est :

  • En sous poids : valeur inférieure a 18.5
  • En poids normal : valeur entre 18.5 et 25
  • En surpoids : valeur entre 25 et 30
  • En obésité : valeur supérieure à 30

Cet indice validé par l’OMS (Organisme Mondial de la Santé) n’est cependant par parfait. En effet pour un IMC identique chez deux individus, la répartition des graisses dans le corps peut être différente. De plus, les athlètes présentent généralement des IMC équivalents à des personnes obèses, alors qu’ils sont pourtant en parfaite santé. Le calcul de l’IMC ne convient également pas à toutes les populations. L’IMC chez les enfants ne se compare pas à des valeurs standards mais aux courbes de croissance et de poids définies dans le carnet de santé de l’enfant. Ces valeurs diffèrent suivant l’âge et le sexe de l’individu.

L’IMA : pas sans défaut

L’IMA est une nouvelle mesure qui repose sur les mensurations de la taille (cm) et des hanches. Ces données seraient plus complètes pour estimer la véritable masse adipeuse d’une personne.

Le calcul de cet indicateur est réalisable à l’aide d’une simple calculatrice. Cependant il n’est pas encore tout à fait au point et doit être testé sur différents groupes ethniques afin de valider son utilisation.

Cette mesure s’avèrerait cependant efficace pour éviter les erreurs citées obtenues avec les calculs de l’IMC mais elle n’est pas non plus sans défaut. En effet, le calcul de la mensuration des hanches peut s’avérer difficile à réaliser surtout chez les personnes obèses, et la graisse située au niveau de la ceinture abdominale n’est pas prise en compte dans le calcul.

En conclusion :

L’IMC reste valable bien que présentant certaines limites. Il permet entre autre de prévoir les risques d’événements cardiovasculaires, données importantes dont on ignore si elles peuvent également être fournies par l’IMA.

L’IMA est donc un nouvel indice sur lequel il va falloir s’appuyer dans les années à venir mais qui nécessite encore à l’heure actuelle des précisions à fournir tant sur le plan de son calcul que de son interprétation.

Bibliographie

(1)Bergman RN, Stefanovski D, Buchanan TA, et al. A better index of body adiposity. Obesity 2011; DOI:10.1038/oby.2011.38