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L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation) publie un rapport évaluant les teneurs en substances chimiques présentes dans des aliments que nous consommons quotidiennement.

Etude de l’alimentation totale 2

iStock_000014671632ptriXSmallCette étude de l’alimentation totale (EAT2) fait suite à une première étude, EAT1, réalisée en France entre 2001 et 2005, et évalue les teneurs de près de 445 substances chimiques présentes dans des échantillons effectués sur plus de 20 000 aliments (issus de 212 familles de produits différents). Les chercheurs, en croisant leurs résultats à ceux de l’étude INCA2 (analysant le comportement alimentaire des Français), ont réussi à estimer l’exposition alimentaire globale des consommateurs aux contaminants suivants :

- Contaminants inorganiques ou éléments traces : ce sont pour la majorité des métaux (plomb, cadmium, mercure, aluminium,…) présents principalement dans l’environnement (sols, eaux, air…). Ces éléments ne sont pas utiles au fonctionnement de l’organisme et peuvent même être toxiques.

- Les dioxines et furanes : polluants organiques qui se forment lors de la combustion des aliments. Ils peuvent être présents dans l’environnement suite à l’activité humaine ou à des feux de forêt.

- PCB ou Polychlorobiphényles : composés utilisés par les industriels (présents dans certaines peintures, encres, ou encore transformateurs électriques). Bien qu’interdits depuis 1987, ils peuvent perdurer dans l’environnement et contaminer les cultures environnantes.

- Composés perfluorés : composés utilisés par les industriels notamment pour leur propriétés anti-tâches ou imperméabilisantes, on les retrouve en grande nombre dans l’environnement.

- Mycotoxines : contaminants naturels d’origine végétale. On peut également les retrouver dans le lait, les œufs ou les viandes si les animaux ont été en contact avec une alimentation contaminée.

- Phyto-œstrogènes : molécules synthétisées par les plantes et qui sont très proches, d’un point de vue structural, des hormones féminines.

- Additifs : composés ajoutés par les industriels pour garantir certaines propriétés (exemple : conservation) aux denrées alimentaires.

- Pesticides : composés utilisés en agriculture pour lutter contre les organismes nuisibles aux cultures.

- Substances néoformées : composés qui se forment lors de la cuisson, du séchage ou de la fumaison. Ils peuvent également être présents dans l’environnement.

- Retardateurs de flamme bromés : composés utilisés pour retarder la combustion et la propagation du feu. Ce sont des polluants persistants dans l’environnement.

L’origine, la caractérisation du ou des dangers (effets sur la santé), le risque d’exposition ainsi que les principaux aliments responsables ont été déterminés pour toutes ces substances.

Les résultats de cette étude

iStock_000010675302XcuilliSmallPour 85% des substances décrites ci-dessus il existe un bon niveau global de maîtrise sanitaire, c’est-à-dire que le risque peut être écarté pour l’ensemble de la population française. En effet, l’évaluation de l’exposition des consommateurs pour ces substances se trouve toujours inférieure aux valeurs toxicologiques de référence. Les présences de pesticides ainsi que celles de certains métaux lourds comme le plomb ont largement diminué par rapport aux données de l’ETA1.

Cependant, pour 12 substances, le bilan est beaucoup moins positif. Les taux de cadmium, d’arsenic, d’aluminium, de chrome ou encore de certaines mycotoxines sont trop élevés par rapport aux valeurs toxicologiques de référence et peuvent représenter un risque sanitaire non négligeable pour certaines populations (femmes enceintes, enfants,…).


La contamination est apportée via :
- des aliments très contaminés mais heureusement peu consommés quotidiennement par la majorité des Français (ex : le thon et autres poissons gras).
- des aliments peu contaminés mais qui sont consommés régulièrement comme les céréales, le café ou encore, dans une moindre mesure, le lait chez les enfants.

Conclusion

Pour éviter une trop grande exposition à ces substances à risques, l’ANSES recommande une alimentation variée afin de réduire au maximum la consommation trop importante des produits contaminés, tout en assurant une couverture optimale des besoins nutritionnels.

Pour plus d’informations : www.anses.fr