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Un rapport édité par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé et rendu public récemment présente une vision d'ensemble de l'état de santé de la population en France. Il constitue la cinquième édition de suivi des objectifs de la loi de santé publique. Parmi un certain nombre d’indicateurs de santé, nous vous présentons les principales conclusions concernant la nutrition et l’activité physique.

joggingLa prévalence de la surcharge pondérale (surpoids et obésité) augmente partout dans le monde. En France, le nombre de personnes en surcharge pondérale, et plus spécifiquement le nombre de personnes obèses, a été en forte croissance pendant les années 1990 parmi les adultes. Les évolutions plus récentes montrent un infléchissement des augmentations de prévalence d’obésité ; pour autant, celle-ci continue de progresser, notamment chez les femmes. En 2009, l’obésité concerne 13,9% des hommes de 18 ans ou plus et 15,1% des femmes (enquête Obepi). L’augmentation relative de l’obésité entre 2006 et 2009 a été identique pour les hommes et les femmes.

Chez les enfants, les fréquences de surpoids et d’obésité se sont stabilisées et un léger recul est même observé pour les plus jeunes (5-6 ans) : selon les enquêtes de santé scolaire, la prévalence de l’obésité est estimée à 3,1% à 5-6 ans et à 3,7% à 10-11 ans. Ces résultats positifs masquent cependant des évolutions contrastées, qui se traduisent dans les faits par un accroissement des écarts entre catégories sociales.

Outre la quantité des apports caloriques, la qualité des aliments et l’exercice physique ont des répercussions sur la santé des individus. Une consommation suffisante de fruits et légumes et des apports modérés en sel sont ainsi, d’après les études épidémiologiques, favorables à une diminution de certaines maladies chroniques : cancers, maladies cardiovasculaires, diabète notamment. La consommation moyenne de sel en France était de l’ordre de 9 à 10 g/jour en 2000. Les apports en sel provenant de l’alimentation (hors sel ajouté à domicile) ont diminué de 5% entre 1999 et 2006. Cependant, l’objectif d’un niveau moyen de consommation de 8 g/jour n’est pas encore atteint, les apports moyens totaux en sel pouvant être estimés entre 8,7 et 9,7 g/jour. D’après les données de consommation individuelles disponibles, la faible consommation de fruits et légumes semble diminuer, excepté chez les jeunes adultes (18-24 ans), depuis le début des années 2000. En 2006-2007, un tiers des adultes consommaient moins de 3,5 fruits et légumes par jour et près de 60% en consommaient moins de 5 par jour, seuil correspondant au repère de consommation des PNNS 2001-2010. Si ces consommations varient relativement peu selon le sexe, elles varient très fortement selon l’âge (les plus jeunes étant très fréquemment de petits consommateurs de fruits et légumes), le niveau d’études ou la catégorie socioprofessionnelle. Des analyses spécifiques montrent que les disparités de consommation concernent plus les légumes que les fruits.

sel

Selon les données issues des enquêtes déclaratives en population générale réalisées depuis 2005, entre 6 et 8 adultes sur 10 (hommes ou femmes) pratiquent l’équivalent d’au moins 30 minutes d’activité physique d’intensité au moins modérée au moins cinq fois par semaine. Ils sont globalement entre 2 et 5 sur 10 à pratiquer une activité physique de niveau « élevé ». La prévalence de la pratique d’une activité physique varie selon son intensité avec le sexe, l’âge, la profession et catégorie socioprofessionnelle : l’absence d’activité physique dans le cadre professionnel est donc probablement compensée dans le cadre des loisirs, chez les hommes notamment.

Ainsi, si l’état de santé des Français apparaît globalement bon, des progrès pourraient être réalisés grâce à la prévention. Pour plus de renseignement, vous pouvez consulter le rapport complet sur l’état de santé de la population en France en 2011 : http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Etat_sante-population_2011.pdf (fichier pdf).