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L’alimentation apporte les nutriments nécessaires et souvent indispensables pour le bon fonctionnement de l’organisme, mais elle peut aussi être le vecteur de contaminants et, à ce titre, dangereuse pour la santé du consommateur.

Cependant, traiter le risque seul en supprimant ou en limitant la consommation de ces aliments peut conduire à des carences alimentaires importantes et s’avérer plus néfaste que bénéfiques. Ainsi, l’évaluation conjointe des bénéfices et des risques est nécessaire pour proposer des recommandations de consommation cohérentes : c’est ce qu’on appelle le ratio bénéfice/ risque.

Les produits de la mer, et notamment le poisson, sont un bon exemple. En effet, plusieurs études récentes ont montré que les poissons, notamment les poissons gras, étaient riches en oméga-3 (EPA, DHA) et en vitamines (A, D et E) ayant des bénéfices santé reconnus sur le système cardio-vasculaire et cérébral (mémoire, dépression, stress…). Or, la pollution des eaux étant croissante, les poissons sont de plus en plus contaminés et vecteurs de ces contaminants. Les principaux polluants retrouvés dans leur chair sont le mercure, l’arsenic, les dioxines et les PCB, qui présentent des effets principalement toxiques pour le cerveau. On précisera que la graisse de la chair étant le lieu principal de stockage des polluants, les poissons gras sont donc plus contaminés que les poissons maigres.Poissons gras et maigres

Nous voyons donc ici tout l’enjeu de prendre en considération le rapport bénéfice-risque afin d’élaborer des recommandations pertinentes de consommation de poissons.

Plusieurs organismes (ANSES, OMS, FAO) ont émis des recommandations de consommation de poissons qui convergent toutes à 2 fois par semaine (plus précisément entre 113 et 227 grammes par semaine). Des recommandations à l’attention des populations les plus sensibles ont également été émises : un maximum de 60 grammes de poissons par semaine pour les enfants jusqu’à 30 mois, et de 150 grammes par semaine pour les femmes enceintes.

Le dernier avis de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) précise dans ses recommandations d’alterner les poissons gras (saumon, sardine, maquereau, hareng, flétan, rouget…) et les poissons maigres (cabillaud, merlan, sole…), les mollusques et les crustacées au cours de la semaine. Dans l’idéal, ces recommandations devraient aussi être déclinées par sous-groupes de population, dont les besoins nutritionnels sont variables et les effets toxiques des contaminants diffèrent.

Pour plusieurs autres aliments, des travaux de recherche sont actuellement en cours afin de préciser les doses optimales de nutriments bénéfiques et les doses minimales de contaminants. Pour consulter l'étude, rendez-vous sur ce lien : http://www.anses.fr/index.htm